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Porte ouverte à la non-violence

21 mai 2013 - Dernier ajout 28 mai 2013
par secretariat

Fundazione di Corsica et Non-Violence XXI ont organisé la NV-Day, le 15 mai 2013, une journée consacrée à la non-violence. Leur but : faire découvrir la non-violence grâce à un programme varié, conférences, témoignages, débats, sketch, et stands thématiques.


Les témoignages sur la non-violence vont de l’harcèlement scolaire à la violence des conflits armés du Sud-Soudan, aux cas du Pays Basque et de la Corse aux formations à la non-violence. Tous exposent les problèmes de la violence et proposent des solutions non-violentes.

De la violence à la non-violence à l’école

Camille Valente, membre de "Maman je ne veux plus aller à l’école" présente au public une trousse d’un élève déchiquetée par ses camarades. Elle explique la souffrance quotidienne que rencontrent certains élèves, souffre-douleurs dans leur classe."Aucune loi ne condamne l’harcèlement scolaire", déplore t-elle. Sa solution : informer, écouter et prévenir car "les enfants sont très réceptifs". Elisabeth Maheu, formatrice à la non-violence, explique qu’il faut "choisir des mots simples avec des idées fortes avec honnêteté et humour". Elle met en garde contre la banalisation de la violence dans les cours de récréation, où les victimes entendent qu’elles "pleurnichent pour un rien". Pour que les enfants comprennent, elle leur propose une histoire et leur demande d’inventer la suite. Par petits groupes, ils prennent le rôle de la victime, de l’harceleur ou des témoins. Ce travail leur permet de prendre en compte le point de vue des autres et de prendre conscience des différentes formes de violence y compris verbale. "Choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t’entoure" est la maxime qu’utilise Anne Férot lors de son témoignage sur les formations à la non-violence. Elle forme entre autre des enfants médiateurs dont le rôle est de réguler les petits conflits ayant lieu en classe ou dans la cour de récréation.

De la délinquance à la non-violence

Yazid Kherfi, auteur du livre "Repris de justesse", a eu un parcours illustrant ce passage de la violence à la non-violence. "Il y a trente ans, j’ai grandi dans les halls. Je suis tombé dans la délinquance, je me suis fait entraîné et j’ai fait des années de prison." D’ancien détenu, il est devenu porte-parole de la non-violence et à l’aide de son camion, il parcourt l’Ile de France pour "provoquer des rencontres pour se connaître, se connaître pour se respecter, se respecter pour vivre ensemble." "Y a que des jeunes dans la rue la nuit, raconte t-il. La nuit et le week-end. Mais les maisons de quartier sont fermées à ces moments-là. Du coup, les jeunes se font endoctrinés. Si on n’est pas sur l’espace public, d’autres vont remplacer. Donc je viens avec mon camion juste en face des halls d’immeuble, de 19 h à minuit, parfois plus tard, je fais du thé à la menthe, je mets à disposition des biscuits et on discute. La parole est plus forte que la violence."

Affirmer la non-violence

Le cas de la Corse est également exposé. "Comment grandit-on dans une société qui se dit la plus criminogène ? Comment grandissent les enfants lorsqu’on tue à 2km de l’école ?" interroge Jean-François Bernadini, chanteur du groupe I Muvrini, qui souhaite aussi en finir sur les préjugés sur la Corse et ses habitants. "Le meurtre est le propre de l’Homme", explique Jean-Marie Muller, avant de déclarer que l’homme possède une part de bonté et de méchanceté. D’après lui, Il faut exiger la non-violence ; il ne s’agit pas de nier la violence mais de s’y opposer. Il conclue par "tous les jours devraient être celui de la non-violence".

Suite aux témoignages, les intervenants ont répondu au public. La thématique de la non-violence a ensuite été abordée avec humour grâce au sketch de Sabine Michelin-Pigeon qui a fait rire son auditoire. Au total, plus de deux cents personnes sont venues à cette première édition de la NV-Day. "C’était vraiment génial", commenta une personne du public avant d’ajouter "c’était très varié, les témoignages étaient poignants. Et tout le public a rigolé lors du sketch sur la non-violence. C’était phénoménal !"

Jean-Marie Muller témoigne sur la non-violence, une philosophie de l’action.


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